Presse

Quelqu’un va danser….

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TELERAMA SORTIR

Février 2010

« Il a si curieusement, si précisément baptisé sa compagnie qu’on sait tout de suite quel est le ton du danseur et chorégraphe tunisien Radhouane El Meddeb. La Compagnie de Soi indique l’intime, la confidence, la singularité d’une parole artistique qui cherche d’abord la sincérité. Qui sait aussi ce qu’est la solitude. C’est en solo d’ailleurs encore une fois que cet ancien comédien, consacré « jeune espoir du théâtre tunisien » en 1996, propose « Quelqu’un va danser ». Direct et sans fard, épaulé par un narrateur, El Meddeb ouvre les portes d’une danse taillée à même sa corpulence et s’offre telle qu’en lui-même. »

EVEN

‘Quelqu’un va danser …’ est une prière profane, un souhait humain, un potentiel qui ne demande qu’à germer, fleurir. Radhouane El Meddeb puise dans son enfance, dans des émotions marquantes, pour exprimer ce désir, ce besoin de danse : cet appel puissant qui tire le corps, l’entraîne, l’enlève presque mais aussi obsède, dérange, singularise.. Car ce solo est à nouveau une interrogation lancée à lui-même, une introspection un peu romancée, une douce confession. En fait, le chorégraphe, au travers de son exemple, entend la danse comme un monde des possibles, une ouverture essentielle qui touche au-delà des apparences, des manières, du savoir. Elle autorise. Elle offre au corps et à celui qui l’habite la folle liberté qui permet de s’oublier. Et, peut-être, de se retrouver au coin de la sérénité et de la sagesse.

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MOUVEMENT.NET

15 décembre 2009

Histoires de corps – Dansem
(…) la présence narcissique du chorégraphe et danseur fini par être franchement fascinante. Un jusqu’auboutisme, au-delà du ridicule et du grotesque, vecteur d’une démesure quasi dionysiaque et donc communicative.

Fred Khan

LIBERATION

31 mai-01 juin 2008

Danse – Après « Kermel » et « Quelqu’un va danser », les performances se poursuivent en Seine-Saint-Denis
Gymnastique intellectuelle aux Rencontres

Ce qui motive dans les Rencontres de Seine-Saint-Denis c’est qu’aucun spectacle ne ressemble à un autre. Cela suppose une gymnastique intellectuelle qui n’est pas pour nous déplaire. La proposition de Cindy Van Acker (Suisse), plutôt de l’ordre de la performance plastique, initie le spectacteur sur le même plateau que celui des trois interprètes. En robes-blouses grises, elles se déploient, lentement, plaquées au mur avant de se dresser dans des verticalités qui prennent appui sur des tracés au sol.
Enfin, elles roulent au sol, fendant les masses de spectacteurs. A trois, elles organisent ou désorganisent l’espace pour tester les configurations du trio et se rejoindre, jusqu’à ne plus former qu’une sorte de plante aquatique se mouvant au gré des flux et reflux. Très doux malgré sa mécanique, Kermel est concentré sur le silence et l’intime.
Le solo de Radhouane El Meddeb (France-Tunisie) a des qualités presque inverses. Venu du théâtre, il a choisi progressivement la danse et le solo pour exprimer un corps sous pression, trop peu rebelle pour ne pas se soumettre aux interdits.
Dans quelqu’un va danser, il conte à sa façon, gauche, généreuse, engagée , les rêves les plus dévastateurs et jouissifs d’un jeune homme tunisien qui se glisse dans la peau d’une diva égyptienne ou d’une ballerine.
Le décor d’Annie Tolleter, qui l’entoure de fleurs, de larmes, de morceaux de glace et de petits bouts de papier, est un peu trop beau – lui-même n’étant vêtu que d’un banal training. Quelqu’un va danse, c’est la gloire et la volupté qui se regardent en pyjama dans la solitude nocturne. Quand cela tourne au cauchemard, il faut bien appeler papa et maman, la star redevient un enfant un peu trop rondouillard.

Marie-Christine Vernay

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TELERAMA

21 mai-27 mai 2008

L’avoir vu danser de dos, seul en scène, nous a donné envie de suivre ce jeune danseur et chorégraphe tunisien. Après « Pour en finir avec moi » qui contenait à la fois un désir d’adieu et une promesse d’avenir, la nouvelle pièce de Radhouane El Meddeb « Quelqu’un va danser… », poursuit sa quête singulière. Une fois de plus, cet artiste passé par le théâtre s’acharne sur son corps, ses limites, son identité d’homme et d’artiste, pour en extraire une formule irréductible. Désigné comme une « fête au plus intime » , ce nouveau solo risque fort d’emporter nos souvenirs encore plus loin.